L'avis d'@now@n, forum de l'Encrier.org

Voici l’avis écrit par @now@n  sur le forum du site l’Encrier.

 

L’avis d’@now@n :

 

(Attention, cet avis dévoile certains points de l’histoire)

Note de vocabulaire : spoile = qui dévoile l’histoire


 

 

 

 

Allons-y allons-o pour un petit résumé de ce que j’ai pensé de ce texte dont j’admire déjà la longueur et la tenue de route. (Gare au spoil.)

 

A)Le fond

 

I/Vous avez dit glauque ?

 

Côté Face, c’est pas pour les midinettes. Enfin si. Enfin non. Bref, je l’ignore. De la vieille Allemagne (c’est bon, je spoile pas trop ?) à la France moderne, on se croirait au bord de la mer : ça sent la vase (à fond). Mais si on lève le nez, l’iode aide un peu.

Ça démarre doucement, gentiment, une jeune fille va arriver en retard au lycée, elle se dépêche, et puis… Elle rencontre quelqu’un. Quelqu’un envers qui elle se découvre un manque irraisonné. Quelqu’un qui veut la séduire, l’enlever, la torturer, la violer, l’assassiner, lui couper les cheveux comme Bernard Thibaut, lui manger les orteils, lui faire écouter du Tokio Hotel et la jeter dans un fossé. Eros et Thanatos, mes chéris d’amour.

 

 

II/Ah, l’amour…

 

L’amour, ça fait peur, écrit comme ça. Victoire du côté face, a-t-on dit. Mais en fait, quand on y pense, les histoires d’amour sont plutôt sympathiques : ce qui fout le souk, ce sont les opposants absolument incapables d’amour, Côme comme l’homme au couteau qui représentent (peut-être, hein, j’imagine) les deux pendants d’une même malédiction.

Mais les histoires d’amour seraient-elles ce qu’elles sont sans ces opposants ? Si Côme avait béni le mariage des deux tourtereaux, se seraient-ils supportés longtemps ? C’est là une autre histoire… La suite ?

(Quoique les opposants puissent être dans la suite le côté pile qui chercherait à reprendre ses droits. Donc impossible de savoir si ces jeunes ( ) gens sont faits pour vivre ensemble.)

 

 

III/Trop de sentiments tue le sentiment

 

Durant une bonne partie de l’histoire (je n’ai pas compté les chapitres), notre héroïne est sous calmants, ou à l’hôpital. Il y a un truc qui ne va pas dans sa vie, dirait-on (sans blague ?). Elle en est même réduite à se considérer comme une coquille vide donnant vaguement le change à son entourage par des grimaces qu’ils appellent sourires.

C’est un vieux fantasme que le contrôle parfait, c’est une vieille terreur que la perte des émotions. Sans sentiments, est-ce qu’on en serait pas réduits à mettre sans cesse notre vie en danger, au paiement d’un peu d’adrénaline ? Ce que notre héroïne nous fait, c’est une jolie dépression.

Son désir est-il une drogue ? Pour les drogués habituels, on ne file pas sa dose à quelqu’un qui a décroché. Et pour l’amour ? Si l’entourage s’était rendu compte de quoi que ce soit de précis, qu’auraient-ils fait ? Les empêcher de se revoir jusqu’à extinction des feux de l’amour, ou les faire se réunir en espérant la longue vie et la nombreuse descendance ?

 

 

IV/Une chance sur deux

 

Côté Face, Pile ou Face, c’est une question qui revient dans presque tout le roman. Pourquoi cette problématique de la pièce de monnaie ? Bonne question. Pour évoquer deux alternatives complètement aléatoires ? Je n’y crois pas, hélas. Ce hasard me semble bien trop manipulé par adjuvants et opposants.

Pourquoi « Face » ? Parce que ça sonne mieux ? Parce qu’on dit « Pile ou Face », le pile se présentant d’abord à l’héroïne, et la face après ? Parce que « Face » c’est le passé où elle avait un visage et « Pile » le présent où elle pourrait n’être qu’un numéro de sécurité sociale ?

(Bouh, la vilaine, elle extrapole.)

Bref, si la double-coïncidence initiale (pile, je suis dans le collimateur d’un assassin/face, je retrouve mon paradis perdu) me semble liée au hasard, le reste est assez lié aux actions et aux choix. Enfin, c’est comme ça que je le vois.

 

 

V/« Dis, est-ce que tu aimes la mort ? »

 

(Désolée pour le titre de la partie… Ce n’est pas de très bon goût en fait…)

La mort ; après ; la réincarnation. N’étant pas de culture hindoue ou bouddhiste (j’aurais pu être de confession chrétienne mais la vision de « la suite » est assez différente), j’envisage cette éventualité de façon moins rose qu’on pourrait… C’est vrai, quoi, comme dit dans le texte, si une vie ne suffit plus pour avoir des ennuis et qu’il faille en plus tenir à jour son compte karmique…

Du coup, l’idée que le côté face finisse par triompher, que Nebel et… Et… Après un rapide repassage du texte, impossible de retrouver le nom de l’héroïne, cruche de moi, bref, que les tourtereaux soient réunis me dérange un brin. Pas au niveau de l’histoire : c’est dans sa logique. Plutôt au niveau de la « morale » (je mets des guillemets parce que bon).

Le recommencement d’une vie implique-t-il de ne jamais pouvoir repasser à autre chose ? Tant qu’à vivre plusieurs fois, autant rencontrer le plus de gens possible, se frotter au maximum de situations différentes… Après, c’est peut-être une vision un peu trop scientifique et expérimentale de la chose. Pour parler de moi, l’idée que j’aurai toujours la moitié de mon âme auprès de moi comme une ombre, ça me semble terriblement lassant. (Oui, je sais, on en reparlera quand j’aurai trouvé le grand amour).

 

(C'est fou, c'est pédant et posé comme ça, ça manque terriblement de recul et de conclusion à mon goût. ...Tant pis.)

(Parce que bon, je sais qu'on ne dirait pas, mais quand j'en parle pas, ça veut dire que je n'ai rien à en dire, donc que j'ai globalement apprécié, hein.)

 

LA SUITE :

 

B)La forme

 

I/Répétition… Répétition… Répétition… Répéti*SCHPAF*

 

Dans Côté Face, on se lève beaucoup, on est beaucoup en avance ou en retard, on prend beaucoup de médicaments et on cauchemarde autant.

…Oui, mais bon, c’est toute l’idée, la répétition des erreurs ou des bonheurs passés, dans c’t’histouère. Rien d’étonnant donc à ce que la forme soit au service de ce fond. De même, on pourrait faire un parallèle entre Côme et Psycho-Man-Nez-Violet, ainsi qu’entre Number-One et Nebel. Des personnages qui se répètent.

Le titre de cette partie n’évoque en aucun cas une hypothétique incapacité à faire usage de synonymes. (Justement, ce n’est pas du tout un trait que j’ai repéré dans ce texte).

 

 

II/« T’es sûr que t’as bien réglé l’obturateur ? »

 

Il était une fois une Héroïne qui avait une Meilleure Amie ainsi qu’un Frère, des Parents et des amis.

Attention, ces amis ont quelques distinctions, tout de même : on a « Numéro Un », « Numéro Deux », « Son Altesse » et d’autres encore.

Il me semble avoir lu quelque part de cette chère reveanne que ce choix avait été effectué par certitude que tout prénom ou nom inventé ou placé là ne pourrait être que ridicule. (J’invente peut-être. Comme me disait l’autre jour un pote, « ton cerveau te dit des choses fausses tout le temps, en fait ». « T’as pas besoin de substances illicites, t’es tout le temps cassée », renchérit alors mon beau-père. Bref, passons).

Néanmoins, remarquons que le passé allemand est beaaaaaaaucoup moins flou que le présent français. On a des noms, des lieux, des liens de parenté poussés. …Victoire du Côté Face ? Divergence d’époque ? Est-ce qu’aujourd’hui les gens ne compteraient plus que par ce qu’ils sont pour nous (père, mère, ami) alors qu’avant on faisait attention aux hiérarchies et titres ? (Ô siècle égocentrique et satisfait… Hum, je m’égare…)

Toujours est-il que faute d’une meilleure métaphore, je dirais qu’on a une sérieuse différence de réglage d’obturateur.

 

 

III/Oui da ! Ich liebe dich !

 

Ce côté germanique de l’intrigue est assez présent même dans la partie… « Présent ». (Dictionnaire des synonymes, viiiiiite…). On sait notre Héroïne est germaniste, ce qui renforce le pendant rationnel de l’hypothèse qui se forme dans la tête du lecteur.

Je m’explique. On m’a bassinée étant enfant avec l’étude du fantastique et de ses codes : la double possibilité rationnel/surnaturel jamais élucidée, tout ça. J’ai bien envie de décrire Côté Face comme une histoire fantastique.

Le fait donc que l’Héroïne connaisse de l’Allemand et qu’elle ait le cerveau abimé pourrait expliquer dans un premier temps ses espèces de réminiscences étranges et sa soudaine capacité à le parler couramment.

Ensuite, maintenant que j’y pense, l’histoire d’amour entre nos pauvres petits tourtereaux vaguement immortels malmenés par le temps la vie la mort et le reste m’évoque le mouvement Sturm und Drang. (Oui, j’ai appris ce que c’était il y a trois jours, merci Wikipédia, « the culture is just like jam, more you have less you étale, idem for the pratice of the British tongue, no I’ve got no British boyfriend, why ?).

Faire passer les sentiments avant la raison, vivre à fond sa passion, oh yeah baby it’s rock’n’roll, j’aurais pas dû me fixer comme objectif de finir ça aujourd’hui je m’éloigne de plus en plus du sujet c’est dingue on va finir par me prendre pour un Edjijé si je continue les frasques. Bref.

L’Allemandie, j’ai jamais été, mais ça a l'air mignon.

 

 

IV/« J’ai goût à rien mais je fais des descriptions de ouf »

 

…Oui, tout est dans le titre. Après, j’exagère peut-être : après tout, le texte est écrit au passé, ce qui sous-entend que la période couverte par l’histoire (…j’ai attrapé un tic d’Alixe, c’est grave docteur ?) est révolue pour notre Héroïne, ce qui lui a permis de faire le point.

De plus, quand on fonctionne autant à l’intérieur (elle a de bonnes raisons de s’intérioriser après ce qu’elle a vécu), on a le temps de le prendre pour regarder autour et se faire de belles descriptions dans sa tête. (Je fais ça de temps en temps parce qu’il paraît que c’est un de mes points faibles. Ça doit être «Les Misérables » et son ratio de un chapitre de description/un chapitre d’action qui m’a dégoûtée. Faudrait pas lire certains livres).

…Oui, d’accord, si on ne décrit rien, le lecteur ne comprend rien non plus. Après, c’est carrément un autre débat.

 

 

V/Aïe ! Tu m’as mordue ? …Ah non, c’était juste l’humour, laisse.

 

Pitoyable, l’humour de reveanne ? Je ne trouve pas. (Ou alors le mien aussi, mais c’est un autre débat, vraiment tout autre, cessez de me regarder avec ces yeux…).

Il s’exprime un peu partout, insidieux parfois, critique ou auto-critique, de situation ou de narration, bref, les personnages ne sont pas tous des GPGS et ça-fait-du-bien.

« GPGS » ? « Gentils pseudos-gothiques suicidaires ». Ils sont mignons, hein (c’est pas une critique de la nouvelle histoire, donc), je n’ai rien contre ce genre d’ados, mais « en vrai », ça va bien deux secondes à les supporter.

Néanmoins, cet humour parfois noir n’empêche que rarement notre Héroïne de faire des bêtises. (« Vous avez essayé de vous tuer ? » « Non, je voulais aller plus vite en bas de la falaise parce qu’on y bronze mieux, débile ! »). On dirait cet espèce de désespoir qui pousse à se cacher derrière un splendide mur de réparties automatiques et dépourvues de fond qui font rire, certes, mais c’est tout. Mur qu’elle finit par laisser tomber, se conformant dans un rôle de « cafard » (j’aime ce chapitre, on touche le fond, c’est très bien écrit).

 

 

En conclusion parce qu’il faut bien tâcher de conclure quelque chose de ce tas d’inepties sinon ce n’est pas la peine de gaspiller de la bande-passante pour l’afficher et de l’espace-disque pour l’archiver :

 

Côté Face, c’est une rancœur, celle de Côme. C’est une chute, celle d’Hyla. Une malédiction, celle de l’Héroïne qui poursuit la chute, jusqu’à tomber sur…

…Sur ?

LE PRINCE CHARMANT. Of course. Il faut bien une carotte pour remonter la pente, certes, mais la fuite en Inde me semblait un brin plus saine.

Après, chacun sa mentalité et son histoire personnelle, bien sûr. Je suis prête à parier que cinquante pour cent des gens seraient partis à Berlin.

 

(Vraiment désolée, ça manque de mise en forme -_-' Pouh...)

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site